Noyade :

Je me noie dans ce verre d'eau
Posé sur ce plateau
Je me regarde en train de me noyer
Sans appeller personne pour me sauver
J'aspire à cette longue agonie
Qui va bientôt voler ma vie
Et je me vois...
Je ne me débat pas
Je quitte ce corp
Sans le moindre effort

La fin d'une vie :

Une lame d'acier
Pour alleger ma peine
Un frotement légé
Ma peau contre la sienne
Une épée vangeresse
Faisant que ma vie cesse
Un ruisseau d'eau coloré
D'un rouge inscoupsonné
Une marre de liquide
Causé par cette lame intrépide...

Puit :

Tu te sens tomber,
Tu te laisse choir
Pour l'infinité
Dans un puis noir
Qui va t'engloutir
Et ne jamais te laisser partir
Tu es destinée
A tomber
Pour toute l'éternité

Tout s'écroule :

Tout avait si bien commencé
Tout s'était si bien combiné
J'avais trouvé un lit chaud
Je pouvais aller à Bordeaux
Mais il a fallu que je t'en parle
Et que tu t'emballes...
Mon rêve vient de s'écrouler,
Tu l'as littéralement fait exploser
Même si tu m'avais dit "oui",
Aujourd'ui tu t'en dédies
Mais je m'en vais
Je ne peux plus rien contrôler


Seule :
 
Indépendante ...
Seulement meurtrie par l'attente
Satisfaite...
Mais aucune envie sans toi, de faire la fête
Souriante...
Sans aucune manière aimante
Envieuse...
Et en aucun cas chanceuse
Jalouse...
D'un rien, tel une épouse
Autoritaire...
Quand éclate la guerre
Solitaire...
Retranchée de cette absence amère

Vide :

Vide...
Mot qui ne prend aucune ride...
Mais qui reste humide,
A cause de cette tristesse,
Qui reviens sans cesse
A la vue de ce mot qui me blesse...
Solitude...
Mot tout aussi rude,
Et, parmis une multitude,
Reste celui qui fait mourrir,
Tous mes heureux souvenirs
Dans un coeur sans plus aucun avenir...

Disparition :

Pourquoi l'été,
Se cache et disparait,
Derrière toute cette pluie,
Qui provoque mon ennui,
Et ma présence inutile,
En temps que personnage futil,
Qui n'attend plus rien de son futur,
Mais parfois on murmure,
Un infime espoir,
Mais j'ai beau y croire,
Toujours plane un nuage sombre,
Ce nuage de malveillance,
Qui engendre une telle soufrance,
Brisant mon coeur,
Et réduisant l'amour au malheur...

Petit bonhomme :

Petit bonhomme un peu malheureux,
Petit bonhomme pas bien vieux
Petit bonhomme pense beaucoup trop,
Petit bonhomme... c'est trop tôt...

Penser à la mort,
Alors qu'on est vivant,
C'est un tort,
Il faut vivre autrement...

Je comprend tes pensées,
Mais il faut toujours espérer,
Se réveiller chaque matin,
Et au futur, tendre la main...

Seule :

Moi je danse
Et puis je cours
Je me balance
Entre haine et amour
Tendresse et violence
Que choisir lorsque mon coeur, que la peine laboure
Ne veut plus ressentir pour toi
Autre chose qu'une amitié légère
Soufflée par le vent au moindre émoi
je voudrais pouvoir etre distante et guerrière
Prete à bondir au moindre effroi
Je ne veux pas avoir besoin de toi, laisse-moi solitaire

Loin de toi :

Pourquoi tant de malheurs s'abattent sur moi ?
au début on devait ce voir, juste toi et moi...
puis finalement, c'est sous la pluie, que j'ai fini...
avec pour seule compagnie, un ami...
avoir toute la journée ce sourire crispé...
l'âme refroidie, mais le corps au chaud...
j'aurai dû partir plus tôt...
pour leurs laisser une opportunité...
pour que de retour chez moi...
je ne me fasse pas engueuler...
pour ne pas rentrer trempé...
pour plus vite penser à toi...

Violence crépusculaire :

Comment ai je pu rêver
D’une telle atrocité
Ce bain de sang
Celui de pauvre gens
Tous a une fête
Ils se s’attendaient pas a ne plus retrouver leurs têtes
Leur infligeant mille griffures
Dans leur cou si tendre, si pur
Afin de les vider de leu liquide vitale
Pourquoi ? leur ferais-je autant de mal
Et avec toi mon petit beurre
Nous infligions tant de souffrances et de malheur
Possédées nous étions des monstres
Les regardant tomber uns a uns
Souriant a chaque victime de plus qui s’écroulé
Alors que se lever déjà le soleil du lendemain
Les ambulances affluées
Transportant ces pauvres corps inanimés
Toute vie les ayant quitté
Entendant le désespoir des parents
Leurs plaintes, leurs pleurs, leurs gémissement
Leur douleur me transperçant
…et nous les mains tachées de sang
Invisibles aux yeux des passants
Nous nous nourrissions de ces quelque instants
Profitant de leur faiblesse
La vie coulant à nouveau dans nos veines
Retrouvant toute notre souplesse
Nous redevenions comme avant… des enfants
Se rendant compte alors de notre culpabilité
Apparaissant aux yeux cette fois si, de la réalité
Pleurant toutes les larmes que notre corps avait emmagasiné
Seules, toutes les deux nous savions les crimes que nous avions fait
Mais rien n’aurait pu nous faire changer
Puisque la nuit d’après … tout recommençais !